Coronavirus : le monde du spectacle en difficulté face aux annulations

Scène de théâtre
Le Coronavirus impacte lourdement le monde du spectacle : annulations massives et pertes financières colossales.

L’impacte du coronavirus sur l’économie française commence à se faire réellement sentir.
Parmi les secteurs les plus touchés, celui du spectacle.

Interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes

Face à l’épidémie du coronavirus, le couperet est tombé dimanche dernier.
Après la tenue d’un conseil de défense, le 8 mars, Olivier Véran le ministre de la santé et des solidarités, a annoncé que les rassemblements de plus de 1 000 personnes sont désormais interdits sur l’ensemble du territoire français.

L’arrêté, publié le 10 mars au journal officiel précise que cela concerne également les « espaces non clos ». Ce jusqu’au 15 avril. Pour le moment…

L’objectif est toujours le même :
ralentir la propagation du virus et éviter de connaître un pic d’épidémie qui saturerait complètement les hôpitaux, comme c’est le cas en Italie.

 

Nombreuses annulations en France

Les ventes des billets ont déjà chuté de 50 à 60% et de très nombreuses représentations sont reportées ou annulées sur tout le territoire.

En premier lieu, ce sont évidemment les grandes salles qui sont touchées : Zéniths, Arena…
et cela touche toutes les villes.

A Paris : le Grand Rex, Trianon, la Cigale, l’Olympia, le théâtre Mogador…

A Marseille : Dock des Suds, Silo…

A Toulouse : Zénith, Palais des Sports, Halle aux Grains

A Lille : Colisée de Roubaix, l’Aéronef…

A Nantes : Stéréolux

A Lyon : Palais des Congrès, Hall Tony-Garnier…

Et cette limite à 1 000 places impacte aussi les plus petites villes et salles, partout en France.

Parmi les concerts phares qui sont annulés, notons notamment : Maître Gims ; M. Pokora ; Madona ; Avril Lavigne…

 

Certaines représentations maintenues, pour l’heure

Certains concerts, certaines représentations de théâtre ou de cirque sont encore maintenus pour l’heure.
Ceci notamment dans les cas où les salles peuvent accueillir environ 1 000 personnes.

Pour certains lieux, c’est un principe de filtration des participants qui est mis en place : faire entrer une partie du public jusqu’à atteindre la limite autorisée.

Pour d’autres, l’entrée du public est divisée en phases dans la soirée pour que tout le monde puisse assister au concert, mais sans dépasser simultanément la barre des 1 000 personnes.
C’est le cas par exemple de Nada Surf qui joue ce 11 mars à la Cigale, en coupant le concert en deux.

Certains sites de vente de billetterie limitent les volumes pour rester sous le seuil.
Enfin vu le contexte et une certaines peur qui peut gagner le public, nombreux sont celles et ceux à décider de ne finalement pas se rendre aux concerts, réduisant de fait le nombre de participants et laissant une chance à la représentation d’avoir lieu.

 

Tout un pan de l’économie touché

Avec ces annulations massives partout en France, l’inquiétude grandissante et la fébrilité qui règne, c’est tout un pan de l’économie qui est mis à rude épreuve.

Certes les artistes et leurs producteurs vont perdre des rentrées d’argent.
Mais autour, ce sont des milliers d’emplois partout en France qui dépendent de ces événements.

Prodiss, le syndicat national des producteurs, diffuseurs, festivals et salles de spectacle musical et de variété, rappelait dans un communiqué du 6 mars que « le spectacle musical et de variété organise chaque année 65 000 représentations » et fait travailler « près de 120 000 personnes ».

Interrogé par le Parisien le 7 mars, le président du Prodiss, Olivier Darbois, estimait que le secteur enregistrait déjà une perte d’environ 250 millions d’euros suite aux annulations et reports à ce stade.

Face à ce qui s’annonce comme un cataclysme dans le monde du spectacle, Prodiss et le SNES, le Syndicat national des entrepreneurs de spectacles, ont tous deux demandé au gouvernement d’agir et de mettre en place un fonds d’urgence.

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