Percuté par un pigeon, un drone s’écrase sur un marché à Châteaubriant

petit drone photo et vidéo au-dessus d'une main
Heureusement sans faire de dégâts, le petit drone a fait une belle frayeur aux passants. Et si l'incident est rare, il pose des questions.

Aucun blessé et rien de cassé (à part peut-être le drone), mais ce léger incident peut soulever des questions.

 

Il filmait le marché à Châteaubriant

Tout était encadré et parfaitement légal ici.

Le petit drone, environ 250 grammes, appartenait à une société spécialisée dans le reportage vidéo et mandatée par la communauté de communes de Châteaubriant – Derval, comme le rapporte Ouest France.
Tout était donc en règles.

Incident très rare, le drone a percuté un pigeon en plein vol et est venu s’écraser à côté des passants, provoquant une belle frayeur pour certains.

 

La règlementation

Même si le cas reste heureusement très rare, et que le drone n’était qu’un tout petit modèle de 250 grammes, une telle chute aurait pu provoquer des dommages matériels et corporels.

On comprend un peu mieux, même si certains pestent contre les interdictions de survols de drones en ville, pourquoi il y a des règlementations en vigueur et pourquoi il faut absolument une autorisation pour faire voler un drone au-dessus d’une zone urbaine, ou habitée.

Si les drones sont font désormais partie du matériel photo et vidéo de nombreux professionnels, car ils permettent de réaliser de superbes vidéos et des photos de paysages et de villes magnifiques avec un angle de vue impossible à avoir autrement, ils sont à manier avec prudence.

 

Quid de l’avenir des livraisons ?

Cela peut aussi soulever de nombreuses pour la suite.

Alors que des géants comme Amazon sont dans le starting blocks pour gérer des livraisons en ville au moyen de drones, cet incident n’est pas à prendre à la légère.

Que se passerait-il demain si dans de grandes villes comme Paris ou Lyon, des centaines de drones survolaient constamment les rues et les passants ?
Des modèles plus gros et plus évidemment, pour pouvoir transporter des colis. S’ajoute donc évidemment le poids du paquet à livrer.

Comment s’assurer que des centaines, voire milliers d’engins qui survoleraient constamment les villes, il n’y ait pas de tels incidents ?

Collision avec un pigeon ou un autre oiseau ; collisions entre drones de sociétés différentes…
Quels dégâts s’ils tombent sur le pare-brise d’une voiture et que le conducteur perd le contrôle ? Ou s’ils tombent sur un enfant, sur une poussette ?

Certains trépignent déjà d’impatience à l’idée de voir un drone livreur débarquer avec le colis commandé le matin sur Amazon, ou avec un plateau de sushis…

Ce léger incident à Châteaubriant qui heureusement n’a eu aucune conséquence, devrait soulever des questions chez les habitants et les responsables politiques des collectivités.

Car évidemment, la prudence ne viendra pas du côté des entreprises.

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