Il faut oublier dit l’un. Non, il faut raconter dit l’autre. Et ils vont le faire. Et comment ! Les jumeaux, Stef et Mika, la “crapule” et le “débile” comme les surnomment les autres.
Stef et Mika, deux têtes de turcs, boucs émissaires de père en fils, deux gamins poursuivis par leur entourage aussi hargneux qu’impitoyable.
De retour à la maison après douze ans d’absence, ils retrouvent adultes la table dressée pour l’anniversaire qui ne fut jamais célébré pour cause d’incendie et d’emprisonnement.
Mais quel incendie ? Quelle prison ? Ils vont nous les dire les jumeaux Piron, les mochetés et les duretés de la vie, la « mauvaiseté » des autres, les moqueries, les exclusions, les humiliations au quotidien et… la blessure de trop. Stef et Mika, deux frères, deux acteurs et leurs marionnettes grotesques et bourrées de tendresse. Stef et Mika, des compagnons de Poil de carotte, de Cosette et de Brasse-bouillon, en résidence chez les frères Dardenne, en proie à des hordes de Thénardier et autres Folcoche tapis dans l’ombre de la bêtise et de la méchanceté humaines.
C’est comme ça, là-bas, en Belgique, du côté de Liège. Chez les autres. Chez les autres, bien sûr… Pas si sûr justement !
Petits héros de toutes les misères unissez-vous.
La presse en parle
Avec « TETE A CLAQUES », les Ateliers de la Colline offrent un très grand moment de théâtre, de beauté et d'émotion.Le bon-heur! Pas d'autre mot pour dire l'état dans lequel on sort de Tête à claques (dès 9 ans), des Ateliers de la Colline.
Portés par deux comédiens formidables, Quantin Meert et François
Sauveur, le spectacle est un émerveillement de tous les instants grâce
aux poupées géantes et à l'univers graphique de Dominique Renard,
manipulés sur le plateau par Vanessa Lequeux. Grâce aussi à l'univers
sonore de Mathieu Lesage et aux partitions originales d'Aurélie Dorzée
et Tom Theuns. Grâce surtout à l'écriture superbe et à la mise en scène
de Jean Lambert. Sans aucun misérabilisme, il évoque le monde ouvrier et
agricole dans sa crue réalité.
« Il faut oublier », dit Stef à la fin.
« Non, il faut raconter », tranche Mika. Il a mille fois raisons.
Le bon-heur ! On vous dit !
Jean-Marie Wynants- Le Soir
L'adhésion du spectateur est acquise dès les premières répliques.
D'abord, parce que le duo gémellaire est incarné par des comédiens
habités par leurs rôles. Ensuite parce que la scénographie et la mise en
scène tirent parti de tous les éléments afin de les transformer en
signes scéniques d'évidences. Il s'agit pour les héros de jouer leurs
emplois tout en donnant vie aux innombrables partenaires marionnettes
expressives qui les entourent. (...) Les
Ateliers de la Colline ont réussi un travail exemplaire tant au niveau
de la forme qu'à celui du fond.
Bravo!
Michel VOITURIER www.ruedutheatre.info
Avec "Tête à claques", les Ateliers de la Colline provoquent une onde de choc. Une gifle théâtrale de la trempe des frères Dardenne.
Sans concession, Jean Lambert, auteur et metteur en scène de ce
texte brillant, va jusqu'au bout de sa logique et aborde, en
sous-couches, des thèmes aussi importants que la parole, dite ou non. Remarquable d'inventivité, la scénographie permet aux comédiens-
vibrant Quantin Meert, dans le rôle du meneur Stef, touchant François
Sauveur, avec sa bouille à la Jérémie Renier, dans celui de Mika, et
judicieuse Vanessa Lequeux pour la vie de plateau- d'animer les
marionnettes. Grandes poupées de chiffons d'apparence inoffensive, elles
prennent rapidement corps. Avec une belle économie de moyens humains et
financiers, Stef et Mika font évoluer le décor tout en testant dans la
peau indélébile de leurs personnages. La vie au village, les écoliers en
classe, les invités au banquet, les patrons d'usine et les sales gosses
du quartier, tout y est.
Pour enfants dès neuf ans, "Tête à claques" s'adresse
indiscutablement à tous. Il s'y passe, il s'y dit et il s'y dénonce tant
de choses... Du théâtre rare et complet, comme on l'aime.
Laurence Bertels - La Libre Belgique
Les meilleurs spectacles ne sont-ils pas ceux qui nous prennent à la gorge et aux tripes ? Si oui, celui-ci en fait partie. Une énergie décapante (texte et mise en scène de Jean Lambert, jeu de Quantin Meert et François Sauveur) pour raconter l’histoire qui se répète : deux gamins boucs émissaires comme l’a toujours été leur père dans le village ; la cruauté, l’angoisse la souffrance des hommes dans leurs relations. Pour leur donner vie sur scène, Dominique Renard a créé de nombreuses poupées d’une présence étonnante ! Et c’est un village entier qui s’anime devant nos yeux (grâce aussi à la discrète et efficace Vanessa Lequeux). Tout est juste dans ce spectacle - drôle, tonique et émouvant - qui va sans nul doute toucher les enfants là où ça fait mal… pour leur faire du bien ! « En parler surtout ! » dit Mika à son frère…
Sarah Colasse – Le Ligueur
distribution
conception et mise en scène Jean Lambert
univers graphique et poupées Dominique Renard
avec Quantin Meert, François Sauveur
et exceptionnellement mardi 10 (à 14h30) et mercredi 11 (à 10h), David Murgia & Fabrice Murgia
plateau Vanessa Lequeux
lumière Zénon Doryn
son Mathieu Lesage
partitions originales Aurélie Dorzée, Tom Theuns
scénographie Daniel Lesage, Saher Emran
maquillage et nez Dominique Brevers
impression toile Vincent Vervinckt
décor Sylvain Thiry, Christophe Swerdtfergers, Radouane Gammoudi
Biographies
L’équipe Tête à claques sur France Inter dans Ouvert la nuit (10/04/2012) à partir de 26’10
Mentions
Production Les ateliers de la Colline. Avec l’appui de la Communauté française (Services de la Diffusion et des Arts de la scène) et de la Région wallonne, l’aide du Service des Affaires culturelles des Provinces wallonnes, de la COCOF, du Théâtre de la Place, du Centre culturel de Seraing, de Art/E Dieppe et du Cercle à Stockay St

