Exclu, rejeté, seul, il va reconstituer l’enfer du décor. Le pays maudit. La fuite, le passeur. L’arrivée en France...
L’accueil ! Brutalité de l’exclusion.
Rudesse de la question. Lumière. Phares. Sifflet. Sirène. Bottes ? Chiens. POLICE.
Langage articulé, désarticulé, éclaté, brisé, en vrac. Bribes de conversations.
Amours maladroites. Souvenirs à vif. Vaines tentatives. Feintes, ruses, esquives. Froideur du langage administratif. Apprentissage de la langue. Conjugaisons. Colères...
Alexandra Badea restitue ces instants volés à la détresse, au désarroi, à l’intimité glacée des peurs. Elle nous propose des paroles nues, crues, brutes, abruptes...
Abruptes comme la peur au ventre. Abruptes comme une circulaire ministérielle, comme un avis d’expulsion, comme une statistique, un chiffre, un “objectif”. Abruptes comme une rafle à la sortie d’une école, comme des mains sur un capot de voiture, comme des bras levés sous la menace, comme un tri dans un couloir d’aéroport, comme un tutoiement déplacé, comme une arrogance, comme une fouille, comme une traque, comme... un contrôle d’identité.
distribution
texte et mise en scène Alexandra Badea
avec Madalina Constantin, Corentin Koskas, Carine Piazzi, Razvan Oprea (comédien du Théâtre National I. L. Caragiale de Bucarest)
scénographie Alexandra Badea
chorégraphie Serge-Aimé Coulibaly
vidéo Emilie Aussel
lumières Philippe Amblard
Biographies
Mentions
Production Compagnie Europ’artes. Coproduction Le TARMAC.
Avec l’aide à la production d’ARCADI et l’aide à la création et production de la Commission Internationale du Théâtre Francophone. Avec le soutien du Collectif 12 (Mantes la Jolie), du Centre Culturel Robert Desnos (Evry), de l’Institut Culturel Roumain (Paris), Art-Act.
Remerciements au Théâtre National I. L. Caragiale de Bucarest
Texte publié en août 2009 chez l’Arche Editeur. L’Arche Editeur est agent de la pièce représentée.
